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Bernard Hinault au Tourmalet - Interview exclusive

Le samedi 5 juin dernier, avait lieu à Bagnères de Bigorre la Montée du Géant au col du Tourmalet. Autrement dit, il s’agissait d’installer la célèbre statut représentant Octave Lapize au sommet du col pour ses quartiers d’été, et dans un même temps démarrer les festivités de 100 ans de Tour dans les Pyrénées. A cette occasion, tous les cyclistes étaient conviés à venir escalader le géant des Pyrénées, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce centenaire a bien commencé. En effet, incités par un temps estival qui faisait déjà penser au Tour de France, les cyclistes étaient venus en nombre au départ de Bagnères, dans l’enceinte du centre Laurent Fignon. Un millier de participants attendaient avec impatiente le moment du départ. Si malheureusement Laurent Fignon était absent pour cause de maladie, Bernard Hinault, lui, en parrain officiel de la cérémonie se prêtait chaleureusement aux demandes d’autographes et de photos en tenue de cycliste. Un Bernard Hinault toujours aussi populaire, à croire qu’il vient juste d’arrêter sa carrière.
Dans la montée, le Blaireau n’a pas trahi ses supporters. Même si l’âge et le manque évident d’entrainement ont réduit sa vitesse, le tempérament est toujours le même. Avec son style très caractéristique, reconnaissable entre tous, le breton n’a pas hésité à se faire très mal et grimper plus vite que ce que l’on pouvait attendre. Il n’y a aucun doute, Bernard Hinault sait toujours souffrir sur un vélo et reste un grand champion.
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur les festivités du centenaire, vous pouvez consulter le site internet suivant :
http://www.100ansdamour.fr/accueil.html

Vélo-Club.Net : Quel est le versant du Tourmalet le plus difficile à escalader à votre avis ?
Bernard Hinault : Ca dépend des jours et de la forme que l’on a, mais à mon avis le côté que l’on va monter aujourd’hui, par La Mongie, est le plus dur. Maintenant on verra aujourd’hui, comme j’ai monté l’autre sens hier, je vais voir. Cela dépend surtout de la condition physique que l’on a et qui peut tout changer. N’importe comment il faut le monter, alors mieux vaut ne pas se poser la question.

VCN : Quel est le meilleur souvenir de votre carrière sur le Tourmalet ?
BH : Le meilleur souvenir, c’est en 1985. Ce n’est même pas dans la montée, mais dans la descente quand j’ai lâché les autres. Ca fait aussi partie du métier de coureur cycliste, et la descente du col du Tourmalet qui est très belle, se prête très bien à ça. Il faut faire prendre des risques aux autres et pas à soi-même.

VCN : Et des mauvais souvenirs, vous en avez dans la région ?
BH : Ce n’est pas vraiment un mauvais souvenir mais en 1985 également. J’étais tombé à Saint-Etienne et en arrivant dans l’Aubisque certains avaient voulu me faire la peau, mais ils n’y sont pas arrivés.

VCN : Pensez-vous que l’on connaitra le vainqueur final du Tour de France au sommet du Tourmalet cette année ?
BH : Tout peut se faire, mais on ne sait pas ce qui se sera passé auparavant. Il peut se passer plein de choses, il y a 5 arrivées au sommet, ce qui est tout de même assez important. Les arrivées à Mende et aux Rousses ne sont pas le Tourmalet, mais il peut s’y passer pas mal de choses. Moi, j’aimerais bien que ça se finisse là, ce serait génial pour le centenaire.

VCN : Vous êtes régulièrement au départ de randonnées ou de cyclosportives, prenez-vous du plaisir à rouler ainsi au milieu de centaines de cyclistes amateurs ?
BH : Oui, ça permet de faire du vélo dans de bonnes conditions avec une bande de copains.



Frédéric, 12 juin 2010


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